Pour ses dévots et selon le Devi Mahatmya : l’Être suprême.
Pour les fidèles de la branche du shaktisme de l’hindouisme : un des aspects de la Shakti suprême.
Pour tous les hindouistes : une divinité de haut rang, identifiée principalement comme la sublime guerrière invincible, née des plus belles qualités de chacun des autres dieux, ayant terrassé l’asura Mahisa avec les armes qu’ils lui ont offert (ainsi représentée avec de multiples paires de bras – le plus souvent 8 ou 10 – tenant certaines de ces armes divines). Sa monture, son vāhana, est un lion.

Durgā n’a pas de consort en tant que tel. Toutefois, lorsqu’elle perçue comme pouvant se manifester sous d’autres aspects divins, ces derniers peuvent avoir un consort (ainsi par exemple dans la strophe 7 du Durga Chalisa : « Seigneur Shiva est ton consort, Gauri »).




Entretien du 27 octobre 1882 avec Keshab Chandra Sen
Ramakrishna expose l’inséparabilité de Brahman et de Śakti : comme le feu et sa puissance de combustion, on ne peut véritablement concevoir l’un sans l’autre. Il distingue la Réalité envisagée sans activité cosmique et cette même Réalité comme puissance créatrice, conservatrice et destructrice. Dans ce contexte, il déclare :
« La Réalité est une et la même ; la différence réside dans le nom et la forme. »
Il développe ensuite la comparaison de l’eau appelée différemment selon les langues. Parmi les noms employés pour s’adresser à la Réalité, il énumère notamment Brahman, Kālī, Rāma, Durgā et Hari, ainsi que des appellations appartenant à d’autres religions. Durgā figure donc explicitement dans son propos, et non seulement dans une interprétation ultérieure de ses disciples.
Sri Aurobindo à propos de Durgā, lettre du 21 mars 1938 :
« Durgā réunit, dans une certaine mesure, les caractéristiques de Maheśvarī et de Mahākālī ».
Ma Anada Moyi a été considérée comme une incarnation de Durgā de son vivant – ainsi que d’autres aspects de la Shakti suprême.
